Droits d'auteur : SACD, SCAM, ADAGP — laquelle est faite pour vous ?
Dès que vous créez une œuvre, vous avez des droits d'auteur — automatiquement, sans démarche. Mais pour les percevoir (quand votre œuvre est diffusée, rediffusée, exploitée), il faut généralement adhérer à une société d'auteurs, qui collecte cet argent pour vous. En France, trois grandes sociétés se partagent la création. Voici laquelle vous concerne.
La SACD — le spectacle et la fiction. C'est la société des autrices et auteurs d'œuvres de fiction et de spectacle : scénario, réalisation, mise en scène, chorégraphie, création lumière, musique de scène… Si vous réalisez une fiction, écrivez un scénario, montez une pièce ou un spectacle vivant, c'est très probablement la SACD.
La SCAM — les œuvres du réel. La SCAM gère les œuvres qui documentent le réel : documentaire, reportage, journalisme, œuvres sonores et radiophoniques, photographie, écrits, œuvres institutionnelles. Vous réalisez des documentaires, vous écrivez, vous faites du son ou du journalisme d'auteur ? C'est la SCAM.
L'ADAGP — les arts visuels. L'ADAGP représente les arts graphiques et plastiques : peinture, sculpture, illustration, bande dessinée, design, art numérique, et photographie d'art. Si votre œuvre est une image fixe destinée à être vue, exposée, reproduite, c'est l'ADAGP.
Et si je fais plusieurs choses ? C'est fréquent — et c'est possible. On peut adhérer à plusieurs sociétés, chacune pour le type d'œuvre qui la concerne. Une réalisatrice de documentaires qui publie aussi des photos d'art peut être à la SCAM et à l'ADAGP.
Ce que ça change concrètement. Adhérer, c'est : percevoir des droits quand vos œuvres sont diffusées (y compris la fameuse « copie privée »), être défendue en cas d'utilisation non autorisée, et accéder à de l'action sociale et culturelle — aides, bourses, avances. Ces sociétés ne servent pas qu'à collecter : elles soutiennent aussi la création.
Le vrai conseil : ne repoussez pas l'adhésion « à plus tard, quand j'aurai une vraie carrière ».
Dès votre première œuvre diffusée, vous laissez potentiellement de l'argent sur la table.
Renseignez-vous tôt — les sites de chaque société expliquent clairement les conditions d'admission.